Nous ne pouvons plus ni nous voir, et encore moins entrer en contact physique les uns avec les autres, alors l’esprit prend ici toute sa puissance . Penser aux autres, avoir en tête le souci, l’inquiétude des autres, c’est là un travail purement spirituel. C’est donc, dans ce malheur et cette tristesse, une possibilité de renouer avec cette puissance. C’est, précisément, cette capacité à penser aux amis, penser aux lieux secrets, aux paysages qui nous ont touchés, qui a permis souvent à tant de gens de tenir dans les moments difficiles. Nous, en plus de la pensée, nous avons cet outil merveilleux, le net , pour pouvoir le faire savoir à ceux et celles vers qui notre pensée est tournée. Si, aujourd’hui, l’essentiel est que le service public des soins puisse aider tous ceux qui en ont besoin, si le plus important sont les hôpitaux, les médecins et les aides-soignants ; que peuvent et doivent faire les artistes ? Si la santé est aujourd’hui le g...